Inquiétudes des pêcheurs français après le vote en faveur du Brexit

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Prenant connaissance du résultat sans appel pour une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, les pêcheurs français font part de leur vive inquiétude.

Comme évoqué hier lors du Conseil du Comité national des pêches et des élevages marins par son Président, Gérard Romiti au Secrétaire d’Etat, Alain Vidalies le 23 juin, le choix de leurs collègues outre-manche est très lourd de conséquences. En effet, comment oublier que la crise des années 90 subie par nos professionnels avait débuté par une dévaluation de la Livre ?

Malgré les propos rassurants du Secrétaire d’Etat lors du Conseil, les pêcheurs français craignent dès à présent que le Royaume-Uni adopte une attitude défiante à l’égard des Français. Ainsi, le Président du Comité national appelle les autorités françaises à se rapprocher rapidement de leurs homologues afin de protéger les intérêts français sur les bases de débarquement avancées britanniques mais aussi sur les zones de pêches partagées.

En effet, rappelons ainsi qu’au titre des droits historiques, la dépendance des pêcheurs français à l’égard des eaux britanniques est de l’ordre de 50% impactant donc très fortement les régions Hauts de France, Normandie et Bretagne.

Si l’adhésion du Royaume-Uni avait permis de renforcer l’économie des pêches européennes en introduisant une cohérence dans les règles de gestion commune des ressources halieutiques dans le cadre de la Politique Commune de la Pêche (PCP), une “renationalisation” des eaux de cet Etat ne pourra s’envisager en dehors de toute concertation préalable avec les autres Etats concernés, dont la France.

Outre l’accès à la ressource, l’autre sujet d’inquiétude concerne les futures conditions d’entrée des produits de la mer britanniques dans le marché européen. Les pêcheurs français s’accordent avec le Secrétaire d’Etat sur le fait de dire que l’accès au marché européen est le pendant de la répartition des quotas. Ils espèrent ainsi être très étroitement associés aux futures réflexions à ce sujet notamment dans la période de transition qui conduira au retrait effectif du Royaume-Uni de l’Union.

Paris, le 24 juin 2016

Contact : Hubert CARRE, Directeur Général, 06 80 60 37 62

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Publié le 24 juin 2016