La pêche à pied professionnelle

La pêche à pied professionnelle se définit comme l’activité «dont l’action, en vue de la vente des animaux marins pêchés, s’exerce sur le domaine public maritime ainsi que dans la partie des fleuves, rivières, étangs ou canaux où les eaux sont salées telle que délimitée par la réglementation en vigueur. L’action de pêche proprement dite s’exerce :
1° Sans que le pêcheur cesse d’avoir un appui au sol ;
2° Sans équipement respiratoire permettant de rester immergé ».

On dénombre environ 1300 pêcheurs à pied professionnels en France en 2016. Ce chiffre est à peu près stable depuis la reconnaissance officielle de cette profession, en 2001.

La pêche à pied professionnelle s’exerce sur l’ensemble du littoral métropolitain, de Dunkerque à Menton, aussi bien sur les milieux sableux que vaseux ou rocheux. Les principales espèces pêchées sont la coque, la palourde, la telline, les moules et les huîtres sur les façades Manche et Atlantique, et la telline en Méditerranée. D’autres espèces sont néanmoins capturées par les pêcheurs à pied professionnels : coquillages autres que ceux mentionnés précédemment, crustacés, poissons, mais également vers et végétaux marins.

Les principaux gisements sont ceux de la Baie de Somme et de la Baule pour les coques, le Golfe du Morbihan, la Baie de Bourgneuf et le  bassin d’Arcachon pour la palourde. Des régions recèlent des gisements plus modestes mais en plus grand nombre, à l’image de la Basse-Normandie, de la Bretagne ou du Poitou-Charentes.

La pêche à pied professionnelle peut être l’activité principale du pêcheur, ou une activité complémentaire de celle de la pêche embarquée ou de la conchyliculture par exemple.

Cette activité est dépendante d’une ressource fluctuante, soumise aux aléas environnementaux, aussi bien climatiques que sanitaires. Elle subit depuis 2012 une crise particulièrement importante du fait de mortalités constatées suite à des événements climatiques exceptionnels (fortes chaleurs estivales liées à des déficits de précipitations, ou au contraire très fortes pluviométries printanières).

 

Mis à jour le 21 juillet 2016