La pêche en métropole

La France métropolitaine dispose d’un littoral de 5500 km. Avec une soixantaine de ports de pêche, 37 halles à marée, 12 Organisations de Producteurs (OP), 306 entreprises de mareyage et de transformation des produits de la mer, la filière pêche – du navire au consommateur – est un secteur important tant au plan économique qu’en terme d’aménagement du territoire.

La flotte métropolitaine compte, en 2014, 4 472 navires. Elle représente la sixième flotte de l’Union européenne. Elle est composée majoritairement de bateaux de moins de 12 mètres. La pêche française se caractérise par sa grande diversité portant à la fois sur les moyens de production, les métiers, les zones de pêche et les marchés.

Quatre types de pêche sont pratiqués en France: « la grande pêche » qui concerne les grands navires dont les marées durent plus de 20 jours, « la pêche au large » qui concerne les navires dont les marées durent entre 4 et 20 jours, « la pêche côtière » qui s’applique pour les marées de 1 à 4 jours et « la petite pêche » pour les marées de moins de 24 heures.

La richesse de la pêche française réside dans sa diversité : du ligneur de 8 m pratiquant la pêche du bar dans le raz de Sein au thonier senneur congélateur de 85 m capturant le thon dans l’Océan Indien.

A la diversité des métiers correspond la diversité des zones de pêche qui s’étendent du long des côtes françaises, autour de l’Écosse et de l’Irlande, entre l’Islande et le Groenland, au large de l’Espagne, dans le golfe de Guinée jusque dans l’Océan Indien ou l’Antarctique.

Les zones les plus éloignées sont pratiquées par « la grande pêche », constituée par la pêche thonière, la pêche à la légine australe et la grande pêche chalutière surgélatrice. La flotte française de thoniers senneurs tropicaux est constituée de 17 unités qui capturent plus de 100 000 tonnes de thon (thon obèse, albacore et listao).

Mis à jour le 26 septembre 2016