Métier, Marin pêcheur

Nourrir les Hommes et protéger la mer
Les marins pêcheurs en sont fiers.

Trois milliards d’individus sur la planète dépendent de la pêche pour 15 % de leur apport en protéines animales. Les marins pêcheurs ont donc la mission de nourrir d’autres Hommes. Ils sont fiers de leurs métiers, comme en témoigne les 94 % des marins intérrogés, lors du sondage IPSOS en 2014. Pour 71 % d’entre eux, il le referait.

C’est un métier de passion ! Participant à l’identité de nos ports et de nos littoraux, métier traditionnel d’une grande technicité, marin pêcheur est un métier d’avenir et riche d’une grande diversité.

Un métier, mais des activités variées…

Le métier de marin pêcheur change notamment en fonction

  • des techniques ou engins de pêche utilisés (casier, filet, chalut, senne, ligne, palangre…),
  • de la durée des marées (moins de 24 heures, de un à trois jours, d’une à plusieurs semaines),
  • de la taille du navire, des zones de pêche fréquentées (des côtes françaises au large, de la méditerranée, au golfe de Gascogne, à la mer d’Irlande au large de l’écosse, voire même au sud de l’océan indien…),
  • de la fonction occupée à bord.

A bord d’un navire, plusieurs fonctions se côtoient, indispensables à la marche et à l’exploitation de celui-ci. L’équipage, plus ou moins important, comprend un patron, son second, un mécanicien et des matelots. A bord des plus grandes unités, on trouvera en plus, des lieutenants, un maître d’équipage « bosco » et des techniciens du froid. A bord des petites unités, certains marins-pêcheurs cumulent les fonctions.

Un métier, vecteur de promotion sociale

Tout marin pêcheur commence au pont, au poste de matelot. Au bout de quelques années, il peut devenir patron de son propre navire, et de sa propre entreprise ! La pêche reste un des ascenseurs sociaux de notre pays !

Un matelot participe à l’ensemble des activités de pêche  (préparation, mise à l’eau et relève des engins de pêche), du traitement des captures (tri, préparation, conditionnement et stockage des captures), de l’entretien du navire et du matériel et du débarquement au port.

Un mécanicien exerce ses responsabilités à la machine. Il assure la maintenance et l’entretien des moteurs du navire et des apparaux de pêches (treuils, portiques…). Il intervient aussi pour le traitement et la conservation des captures à bord (électricité, froid, hydraulique).

Le patron ou le capitaine, véritable chef d’entreprise, gère les campagnes de pêche et les lieux de pêche, dirige la conduite de l’expédition maritime, surveille les manœuvres et le traitement des captures. Selon la taille et la puissance du navire, il peut exercer seul à bord ou diriger un équipage d’une vingtaine de marin ou plus.

Un métier, un statut

Le métier de marin pêcheur est une profession réglementée, accessible en suivant une formation, composée de différents modules, complétés le cas échéant de certificats spécifiques, qui donne lieu à la délivrance d’un diplôme. Sur la base d’un temps de navigation, le marin obtient son brevet.

Du CAP au BTS, les lycées professionnels maritimes et les centres de formation agréés offrent de nombreuses possibilités de formation.

A niveau de qualification équivalente, le système de rémunération à la part offre en moyenne un niveau de rémunération plus élevé que des métiers à terre.

Les marins pêcheurs bénéficient d’un régime spécial de sécurité sociale confié à l’établissement national des invalides de la marine (ENIM).

Le métier de marin pêcheur se révolutionne. Mieux gérer la ressource, mieux protéger son milieu, continuer de nourrir les hommes et les femmes, tels sont les défis du métier de marin pêcheur ; il sera, demain, ingénieur des mers.

Pour en savoir plus
Mis à jour le 24 août 2016