IMPECH : l’évaluation des performances environnementales de la pêche française continue !

Contexte

Durant 2 ans, dans le cadre du projet pilote ICV Pêche (lien vers ICV Pêche), le CNPMEM a réalisé les premiers Inventaires de Cycle de Vie (ICV) d’une quinzaine de produits de la pêche française (chacun caractérisé par un triplet espèce pêchée/zone de pêche/engin de pêche). Les données collectées sur les flux et les impacts qu’elles ont permis de calculer ont été formatés pour être inclus dans la base de données AGRIBALYSE de l’ADEME. Ce travail a été encadré par les organismes scientifiques INRA et IRD, et soutenu notamment par FFP, l’ADEME, la FEDOPA, l’ANOP, la SATHOAN, l’UAPF et la CITPPM.

Les nombreuses données collectées et les facteurs de caractérisation des impacts qu’elles ont permis de calculer posent les bases d’une standardisation qui permettra de comparer les impacts environnementaux de produits de la pêche différents, de comparer des produits de la pêche identiques (au sens de l’espèce) mais issus de systèmes de production différents et de comparer les impacts de produits de la pêche et ceux d’autres productions alimentaires.

La poursuite de cette démarche a été souhaitée par tous les producteurs qui y ont participé. Ils y perçoivent une possibilité de discussion et de communication selon une démarche objective et reconnue ainsi qu’à terme des voies d’optimisation de leurs pratiques. Avant cela, une analyse critique des données collectées, comme des méthodes utilisées et des options choisies pour aboutir à ces indicateurs d’impact, est néanmoins nécessaire, pour mieux structurer un programme “ICV Pêche 3.0” qui assurerait ultérieurement la poursuite de la démarche et l’approfondirait.

Objectifs

Pour cela, le projet IMPECH, coordonné par le CNPMEM et financé par FFP, se propose, avec l’appui de partenaires scientifiques et professionnels :

– de tirer un bilan des choix de collecte qui ont été faits, pour cerner les insuffisances éventuelles de cette collecte et imaginer si besoin des alternatives ;

– d’analyser de façon approfondie les données collectées lors du premier programme (ICV Pêche) et les résultats qu’elles ont permis d’établir, afin d’en étudier la variabilité et de tester la sensibilité de variation des impacts calculés en fonction de la modification de certaines des hypothèses qui sous-tendent leurs calculs ;

– d’approfondir certains points méthodologiques de la démarche pour renforcer la fiabilité des résultats et de poursuivre la réflexion méthodologique initiée pour évaluer les impacts biotiques ;

– de communiquer et de publier les travaux réalisés pour échanger notamment avec d’autres initiatives scientifiques, positionner cette démarche novatrice et garder l’initiative ;

– d’élaborer et de déposer un programme de plus grande envergure sur la base de ces analyses complémentaires.

Mis à jour le 17 octobre 2018