Crise du maquereau : la filière appelle à une réponse politique

Confrontée à une crise du maquereau sans précédent, la filière française a pris ses responsabilités mais appelle à une réponse politique


Mercredi 18 février 2026, Paris – La pêcherie de maquereau en Atlantique Nord traverse une crise sans précédent. La chute des quotas menace directement les entreprises, les emplois et les territoires littoraux. Face à cette situation toute la filière française agit de concert et appelle à une réponse politique nationale forte au plan diplomatique et à une coopération renforcée entre les Etats concernés pour rétablir une gestion équitable et durable du stock. La filière professionnelle s’est organisée collectivement mais elle juge inévitable qu’un accompagnement financier très focalisé doit être envisagé par l’Etat pour les armements les plus dépendants.


Quand la mauvaise gestion internationale pénalise la filière française

La situation actuelle est le résultat direct de l’incapacité des États côtiers (Islande, Norvège, Féroé, Royaume-Uni) à s’accorder sur une gestion durable de ce stock partagé avec l’UE. La France et l’Union européenne respectent tous les principes de la gestion durable des stocks posés par la PCP. Néanmoins, ces autres États s’affranchissent de ces règles et s’attribuent sans concertation des volumes excessifs de captures. Les récentes décisions qu’ils ont prises aggravent un stock déjà fortement dégradé, mettant directement en péril les entreprises françaises. En effet, le quota national aura été divisé par cinq entre 2024 et 2026. Cette contraction brutale des volumes intervient alors que plus de 1 300 navires, de Boulogne-sur-Mer à Saint-Jean-de-Luz, sont impliqués dans cette pêcherie.


La filière s’est organisée collectivement et a mobilisé la solidarité entre toutes les flottilles

Face à cette crise, le CNPMEM et les organisations de producteurs ont pris leurs responsabilités dans le cadre de leurs compétences légales. Dans le cadre strict de la gestion des quotas du code rural et de la pêche maritime, la concertation des comités et organisations de producteurs s’est concrétisée par l’initiative d’un groupe de travail dédié au sein du CNPMEM. Il a conduit, face à cette situation exceptionnelle, à la création collective d’une dotation de 400 tonnes de maquereau, soit 20% du quota national.La déclinaison opérationnelle est mise en œuvre par la profession et non l’Etat et destinée à limiter l’impact sur les flottilles les plus impactées.
Il est évident que cette enveloppe professionnelle n’amortira que très partiellement l’impact sur les entreprises les plus dépendantes au regard de la baisse des possibilités de pêche nationale et qu’un soutien financier des armements très dépendants privés de solutions de repli doit être envisagé par l’Etat.


Un accord international pour garantir l’avenir de la pêcherie

La priorité demeure la conclusion d’un accord global avec les Etats côtiers permettant de rétablir un cadre de gestion stable, durable et équitable pour cette pêcherie. Sans engagement politique fort, la France continuera de supporter seule une part disproportionnée de l’effort de conservation, au détriment de ses entreprises, de ses emplois et de ses territoires. Cette situation n’est ni équitable, ni soutenable.


« Nos pêcheurs travaillent chaque jour dans des conditions de plus en plus contraignantes. La crise du maquereau affaiblit durablement l’ensemble de la filière. Elle appelle une réponse politique forte au plan diplomatique pour préserver nos entreprises, nos emplois et l’avenir de nos territoires littoraux. » déclare Olivier Le Nezet, président du Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CNPMEM).


« Défendre le maquereau français, c’est protéger nos entreprises, nos ports et nos emplois. La baisse des quotas frappe directement nos territoires littoraux et menace la survie de nombreuses activités locales. » déclare Bruno Margollé, Président de la Fédération des Organisations de Producteurs de la Pêche Artisanale (FEDOPA).


Contact presse
CNPMEM
Agence Hopscotch Décideurs : cnpmem@hopscotch.fr / +33 6 52 52 31 71
Pauline Dupouy : pdupouy@comite-peches.fr
FEDOPA
Jérémie Souben : fedopa@fedopa.fr / +33 6 29 38 02 37


A PROPOS DU CNPMEM
Le Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CNPMEM) est un organisme professionnel de droit privé chargé de mission de service public. Nous représentons et assurons la défense des intérêts de l’ensemble des professionnels pêcheurs et aquaculteurs marins auprès des pouvoirs publics nationaux, européens et internationaux. Il participe à la gestion des ressources halieutiques ainsi qu’à la définition des politiques environnementales dans le but de parvenir à une pêche durable et responsable. 12 400 pêcheurs, 6 220 navires, 60 ports de pêche, 34 halles à marée.


A PROPOS DE LA FEDOPA
La Fédération des Organisations de Producteurs de la Pêche Artisanale (FEDOPA) est une association qui regroupe 6 Organisations de Producteurs (OP) reconnues par l’Etat soit plus de 750 navires de pêche répartis sur toute la France métropolitaine. La FEDOPA participe à la réalisation plus efficace et durable des objectifs poursuivis par les OP dans le cadre de leur missions définies dans le règlement UE n°1380/2013 portant Organisation Communes des Marchés et dans le Code Rural et de la Pêche Maritime. Elle agit notamment dans la promotion d’activités de pêche viable et durable, l’amélioration des conditions de mise en marché et participe à la gestion de la ressource.

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