Paris, le 06 janvier 2026 – Le Comité National des Pêches Maritimes et des Élevages Marins (CNPMEM), partenaire du projet Delmoges, prend acte des travaux réalisés et des connaissances scientifiques nouvelles qu’ils apportent sur les interactions entre dauphins et activités de pêche dans le golfe de Gascogne. Le projet confirme notamment que l’augmentation des captures accidentelles depuis 2016 est liée avant tout au déplacement des dauphins vers les zones côtières et plus particulièrement en période hivernale, conséquence du réchauffement des eaux et de la concentration de leurs proies près du littoral. Les professionnels de la pêche ne sont donc pas à l’origine de cette évolution, mais en sont directement impactés.
Comprendre un projet scientifique : un cadre d’analyse en construction
Comme tout programme de recherche, Delmoges repose sur les données disponibles, des hypothèses de travail, des choix méthodologiques et des interprétations présentées à un moment donné qui peuvent être discutées et amenées à évoluer. Ces résultats apportent un éclairage précieux, mais ne constituent pas une conclusion définitive : ils sont destinés à être complétés, discutés et consolidés par de nouvelles observations. Cette démarche progressive fait partie intégrante du processus scientifique.
Enfin, ces résultats ne doivent pas être interprétés comme une conclusion de la fermeture golfe de Gascogne, ce qui ne relevait pas de l’objet du projet.
Localisation du risque de capture accidentelle : une observation ponctuelle
La carte du risque de capture accidentelle publiée dans le cadre du projet repose exclusivement sur les données du mois de février 2023 et concerne principalement les navires de plus de 12 mètres. Elle constitue une photographie rétrospective, précise mais limitée dans le temps, qui ne peut être considérée comme représentative de l’ensemble des situations observées chaque année dans le golfe de Gascogne. Elle doit être interprétée comme une première contribution, appelée à être complétée par des analyses pluriannuelles.
Couverture partielle de l’activité de pêche
Les travaux mobilisent principalement les données VMS, historiquement disponibles uniquement pour les navires de plus de 12 mètres. Or, à l’échelle nationale, près de 75 % des navires professionnels mesurent moins de 12 mètres. Cette limite structurelle doit être prise en compte dans la lecture des résultats. Il est toutefois important de souligner que depuis début 2024, les navires de 8 à 12 mètres exerçant des métiers considérés à risque sont également équipés d’un dispositif de géolocalisation, ce qui permettra d’améliorer la représentativité des analyses futures.
Un phénomène encore en cours d’évaluation
La fermeture hivernale du golfe de Gascogne et les mesures d’encadrement associées, mises en place en 2024, n’ont pas encore produit l’ensemble de leurs effets observables. Les travaux devront se poursuivre sur plusieurs saisons et années afin d’évaluer l’impact réel de ces dispositifs sur les captures accidentelles, les comportements saisonniers des cétacés et l’évolution de l’écosystème côtier.
Conclusion
À l’approche du prochain hiver, les professionnels de la pêche demeurent pleinement mobilisés pour accompagner la recherche, partager leurs observations, contribuer à la collecte de données et participer à l’identification de solutions adaptées et opérationnelles pour réduire les captures accidentelles. Le CNPMEM réaffirme son engagement à poursuivre ce travail collectif, indispensable à la fois pour la préservation des espèces et la pérennité des activités économiques et sociales du littoral.
Contact presse
Pauline DUPOUY – 06 80 06 43 53 / pdupouy@comite-peches.fr
Communiqué de presse d’Ifremer : https://www.ifremer.fr/fr/presse/mieux-comprendre-les-captures-accidentelles-de-dauphins-dans-le-golfe-de-gascogne-pour
A PROPOS
Le Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CNPMEM) est un organisme professionnel de droit privé chargé de mission de service public. Nous représentons et assurons la défense des intérêts de l’ensemble des professionnels pêcheurs et aquaculteurs marins auprès des pouvoirs publics nationaux, européens et internationaux.
Il participe à la gestion des ressources halieutiques ainsi qu’à la définition des politiques environnementales dans le but de parvenir à une pêche durable et responsable.
12 000 pêcheurs, 6 220 navires, 60 ports de pêche, 34 halles à marée






