Quels types d’élevages aquacoles en France ?
Le CNPMEM travaille en coordination avec plusieurs organisations professionnelles qui représentent d’autres segments de la filière halieutique et aquacole en France, afin de porter des positions communes et cohérentes au niveau national et européen.
Parmi elles :
- SFAM (Syndicat Français des Aquaculteurs Marins) : porte la voix de l’aquaculture marine
- FFA (Fédération Française d’Aquaculture) et CIPA (Comité Interprofessionnel des Produits de l’Aquaculture) interviennent sur l’ensemble des activités aquacoles, y compris en eau douce et en pisciculture marine.
- CNC (Comité National de la Conchyliculture) : représente les professionnels de la conchyliculture (huîtres, moules, etc).
La France se distingue par la diversité de ses élevages aquacoles marins, tant par les espèces cultivées que par les techniques utilisées :

Pisciculture marine
Élevage de poissons marins comme le bar, la daurade royale, le saumon atlantique ou l’ombrine tropicale. Ces élevages se pratiquent :
- en cages flottantes en mer,
- ou en bassins à terre, alimentés par un système d’eau en circuit ouvert ou recyclé.

Crevetticulture
Élevage de crustacés tels que les crevettes par exemple. Cette activité reste marginale en France mais suscite un intérêt croissant, notamment en Outre-mer.

Conchyliculture
Elle concerne les coquillages comme les huîtres, les moules ou encore les palourdes. Bien que majoritairement basée sur le captage naturel, certaines pratiques relèvent de l’aquaculture maîtrisée.

Algoculture
Culture d’algues marines, notamment les macroalgues brunes (laminaires), rouges (gracilaires) ou vertes (ulves). Elles sont destinées à :
- l’alimentation humaine ou animale,
- la cosmétique,
- la recherche, la santé
- la dépollution des eaux (phytoremédiation).

Holothuriculture et échiniculture
Plus rares mais en développement, ces élevages concernent :
- les holothuries (concombres de mer), très recherchées en Asie,
- les échinodermes comme les oursins, consommés notamment en Méditerranée.