Paris – le 27 octobre 2026 – À l’occasion de l’ouverture du guichet du Plan de sortie de flotte (PSF) pour les pêcheries amphihalines (anguille/civelle, aloses, lamproies et salmonidés migrateurs), le CNPMEM rappelle son engagement auprès des professionnels confrontés à la réduction de leurs possibilités de pêche pour la campagne 2026/2027. En lien avec la Direction Générale des Affaires Maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture (DGAMPA), il a travaillé afin d’obtenir les meilleures conditions possibles pour les professionnels qui choisiront de cesser leur activité. Cet accompagnement, annoncé lors de l’UNOC 2025 face au déclin des populations de poissons migrateurs, sera proposé aux volontaires répondant aux critères d’éligibilité.
Le dispositif concerne les titulaires d’une licence CMEA ou d’une autorisation régionale de pêche de l’anguille et est financé par une enveloppe de 10 millions d’euros. La ministre de la Transition Écologique Madame Monique Barbut s’est engagée à la compléter si nécessaire afin de financer l’ensemble des demandes éligibles. Pour la pêche à la civelle, la DGAMPA a par ailleurs précisé que les quotas libérés par les navires cessant leur activité resteraient à la disposition des navires poursuivant leur activité. Le CNPMEM restera vigilant aux conditions de travail des professionnels qui poursuivront leur activité.
Au-delà de la seule activité de pêche, le déclin des espèces amphihalines résulte aussi de plusieurs facteurs terrestres. Les obstacles à la migration des poissons, liés notamment aux barrages, l’artificialisation des milieux aquatiques ou encore les diverses pollutions affectant la qualité des eaux contribuent grandement à fragiliser ces populations. Leur préservation nécessite donc une approche globale, associant la gestion de la pêche à des actions de reconquête de la continuité écologique et de restauration des milieux aquatiques.
« Nous devons accompagner les professionnels concernés par les mesures décidées par l’État et veiller à ce que celles-ci ne pénalisent pas ceux qui poursuivent leur activité. Cependant, la réduction de la flotte ne peut constituer la seule réponse au déclin des espèces amphihalines. Il faut également agir sur les autres causes de ce déclin, notamment la rupture de la continuité écologique et les pollutions aquatiques, et participer activement à la restauration des milieux aquatiques.», déclare Olivier Le Nézet, président du CNPMEM.
Le CNPMEM restera mobilisé auprès des pouvoirs publics pour veiller au respect des garanties obtenues et défendre les intérêts des professionnels concernés.
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