ACRUNET – Viabiliser la filière européenne du tourteau

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Tourteau

Contexte et Objectifs

Le programme ACRUNET (« Atlantic Crab Resource Users Transnational Network ») est né des difficultés de marché que rencontrent de manière récurrente les producteurs européens de tourteau.

Suite à une phase de dialogue engagée en 2010, à l’initiative du CNPMEM, entre les organisations professionnelles des principaux pays producteurs (Royaume-Uni, Irlande et France), et poursuivie en 2011-2012, a émergé l’idée d’officialiser ce partenariat transnational afin de trouver des solutions pérennes à cette crise.

Sur proposition de l’Irlande, le programme ACRUNET a ainsi vu le jour en 2012, pour une durée de 3 ans (fin du programme en juin 2015) et un budget global de 2,25 millions d’euros, grâce à un financement Interreg.

Ce programme axé sur la coopération transnationale a rassemblé un consortium de 15 partenaires de tous horizons (organisations professionnelles, agences d’état et organismes scientifiques) et recouvrant la filière dans son ensemble : capture, transformation, transport, commercialisation.

Les défis principaux à résoudre étaient les suivants :

  • Contribuer à établir une meilleure adéquation entre offre et demande, notamment en maîtrisant les apports,
  • Contribuer à améliorer la durabilité de la pêcherie et la qualité des produits,
  • Renforcer la promotion.

Pour les pêcheurs français de tourteau, le programme ACRUNET constituait donc une opportunité de se mettre autour de la table avec l’ensemble des acteurs (professionnels, scientifiques, représentants de l’aval de la filière…) pour travailler spécifiquement sur les enjeux de cette pêcherie au niveau européen : continuer de garantir sa durabilité et tenter d’améliorer sa rentabilité.

Retrouvez la description détaillée du programme sur la plaquette ACRUNET.

Résultats du programme

NB : la langue de travail officielle du programme étant l’anglais, seule une partie des livrables a fait l’objet de traductions en français (sachant qu’elles ne sont pas toutes encore disponibles à ce jour – elles seront mises en ligne progressivement, dans l’attente des liens sont faits vers les versions anglaises).

⇒ Un travail conséquent a été mené sur l’axe de la connaissance de la filière. Se doter d’une parfaite connaissance du marché européen du tourteau et être en mesure d’identifier ses forces et ses faiblesses était en effet une première étape à mener, afin de mieux cibler les possibles actions correctives à apporter.

Les rapports suivants sont disponibles :

⇒ Une réflexion a été conduite sur l’amélioration de la qualité des produits (axée sur l’étape de la 1ère mise sur le marché). Sur la base d’une concertation avec les représentants des trois pays producteurs (Royaume-Uni, Irlande, France), un standard de qualité commun du tourteau a été défini. Ce standard est adossé à la marque « Pêche responsable » en France et aux standards équivalents dans les autres pays. Des audits-tests ont été menés sur une quarantaine de navires, dont cinq caseyeurs finistériens, qui ont passé le test avec succès.

Pour promouvoir et appuyer la mise en œuvre de ce standard, un guide à l’intention des professionnels a été édité, ainsi qu’un film didactique montrant les pratiques à promouvoir à bord des navires.

 

⇒ S’agissant de l’amélioration de la gestion de la pêcherie de tourteau, axe qui intéressait particulièrement les professionnels français qui prônent une meilleure gestion des apports, des premières pierres ont pu être posées, bien que la problématique reste toujours entière.

Les instituts scientifiques des trois pays producteurs ont tout d’abord mis en commun leurs données pour aboutir à un état des lieux de la situation des différents stocks de tourteau.

S’agissant de la gestion de la pêcherie, un groupe de travail représentants professionnels-scientifiques a permis d’établir le constat suivant : si la pêcherie française de tourteau dispose d’un système de gestion qui permet de réguler l’effort de pêche, ce n’est pas le cas au Royaume-Uni et en Irlande où il n’existe en outre aucun dispositif pour encadrer le nombre de nouveaux entrants dans la pêcherie. Ainsi, lors de la réunion de clôture du programme les 16-17 juin 2015 à Roscoff, les représentants professionnels se sont accordés sur la nécessité de poursuivre les efforts en vue d’améliorer la gestion de l’effort de pêche sur le tourteau, au-delà du programme ACRUNET. Les représentants professionnels britanniques et irlandais ont d’ailleurs pris des engagements à ce sujet, via une déclaration commune, présentée devant le CC Eaux occidentales nord et auprès des autorités britanniques et irlandaises.

La création d’une association européenne des producteurs de tourteau a été évoquée comme une suite souhaitable, afin que les échanges entre représentants professionnels sur la gestion de la pêcherie puissent être poursuivis.

 

⇒ Concernant la promotion des produits, des supports de promotion du tourteau ont été édités dans les différentes langues du programme, à la suite d’un sondage sur les attentes des acteurs de la filière en matière de communication (marchés visés, messages portés, cibles visées et produits concernés).

 

⇒ Diverses études ont été conduites sur des technologies et pratiques innovantes sur différents maillons de la chaîne de production / transformation / consommation des produits :

 

⇒ Enfin, tout au long du programme, des newsletters à destination de la filière ont été produites afin de rapporter les grandes étapes du programme et valoriser les résultats obtenus. Elles sont toutes disponibles en français.

 

Retrouvez toutes les informations, actualités et livrables sur le site officiel.

ACRUNET est un programme de l’Espace Atlantique

Atlantic area

Mis à jour le 14 février 2018