Captures accidentelles de dauphins : les professionnels de la pêche plus engagés que jamais

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les professionnels condamnent les exactions de certains pêcheurs
et s’insurgent contre la campagne de diabolisation de leur métier.

Depuis plusieurs années, la problématique des captures accidentelles de dauphins s’est transformée en une campagne de dénigrement des marin pêcheurs, malgré les efforts considérables qu’ils ont entrepris pour lutter contre le phénomène.

Les professionnels condamnent unanimement et sans équivoque cette pratique illégale de pêche, et contestent également avec force les informations trompeuses relayées sur les réseaux sociaux et dans la presse.

Plusieurs dizaines d’observateurs indépendants sont en mer au quotidien sur les navires de pêche français pour observer les captures accidentelles et faire la transparence sur l’activité de pêche. Avec leur aide, le Comité National des Pêches et l’ensemble des professionnels tiennent aujourd’hui à rappeler les faits établis par les scientifiques.

Trafic et consommation de chair de dauphin

La consommation et le trafic de chair de dauphin sont fermement condamnés par l’ensemble des professionnels de la mer.

Ces pratiques ne sont aujourd’hui que des épiphénomènes, reliquats de traditions centenaires. Ainsi, jusque dans les années 80, le dauphin était ainsi considéré comme un nuisible. Son rôle dans l’écosystème marin est aujourd’hui reconnu et lui confère un statut d’espèce protégée.

Les cales des navires de pêche sont contrôlées régulièrement en mer comme au débarquement et au cours des trois dernières années, aucune opération de contrôle n’a révélé la présence de chair de dauphin. Le phénomène reste donc très marginal.

Chiffres et effets d’annonce

Les chiffres diffusés sur le sujet devraient être vérifiés et contextualisés. Leur utilisation à des fins de communication rend leur usage biaisé, et parfois fallacieux. Par ailleurs, toute extrapolation des données d’échouages 2021 est à proscrire. La rigueur scientifique exige d’attendre que ces dernières soient consolidées et que les scientifiques puissent prendre en compte différents paramètres comme la météo.

Près de 100 000 dauphins sont morts dans les filets de pêche en 30 ans (et non pas en 10 ans). L’observatoire PELAGIS du CNRS dénombre précisément 89 000 captures entre 1990 et 2019. En juillet 2020, ces estimations ont d’ailleurs été revues à la baisse (-25%) concernant l’hiver 2019 ; de nouveaux paramètres ayant été pris en compte, dont la météo et un taux révisé de flottabilité des carcasses.

Le niveau d’échouage entre le 1er décembre et le 15 février 2021 est comparable, aux deux années précédentes (498 en 2019, 490 en 2020, 510 en 2021). Affirmer qu’il y ait eu deux fois plus d’échouages en janvier 2021 que les années précédentes relève d’une extrapolation malhonnête.

8 498 dauphins ont été tués en mer par les pêcheurs au cours de la saison hivernale 2019, et non 11 300. Cela constitue une baisse de 25% d’après les nouveaux calculs de l’observatoire PELAGIS à l’été 2020. Ce chiffre représente en outre une estimation haute calculé à partir d’UN des différents modèles de calcul. Le chiffre de ‘plus de 10 000’ qui circule ne repose aujourd’hui sur aucune base scientifique. Celui de 5 000 pour ce début d’année 2021 est encore plus fantaisiste, pour les mêmes raisons.

Tous les navires pélagiques actifs sont équipés de pingers, et non la moitié comme avancé par les ONG. 100% des contrôles effectués à quai ou en mer depuis le 1er janvier révèlent que tous les navires pélagiques actifs en sont équipés. Ceux qui ne le sont pas ne pratiquent tout simplement pas la pêche au pélagique.

Plus de la moitié des dauphins capturés accidentellement, et marqué à l’aide d’une bague, se sont échoués. La majorité des dauphins capturés ne coulent donc pas en mer, d’après les expérimentations de marquage récentes menées conjointement par les pêcheurs et PELAGIS entre 2018 et 2020.

Entre le 1er décembre et le 15 février, 41 déclarations de captures ont été enregistrées, et non 31, comme avancé par les ONG. Il est à noter que ces déclarations ne concernent que les navires de plus de 12 mètres. Pour les navires de moins de 12 mètres, les chiffres ne remontent qu’au bout de 4 à 8 semaines. L’administration reçoit donc tout juste les déclarations de fin décembre pour certains bateaux, et les données de fin janvier / début février sur ces navires ne sont pas encore prises en compte. Comme pour le décompte des échouages et l’extrapolation sur les captures, il faut donc attendre des chiffres consolidés.

En moyenne, les pêcheurs français posent entre 3000 et 4500 km de filets chaque jour, soit 10 fois moins que ce que les ONG annoncent. Sachant que la capacité maximale de la flottille française est inférieure à 10 000 km (et cela supposerait que tous les bateaux sortent en même temps et posent leur capacité maximale), le chiffre de 45000km de filets chaque jour dans le golfe de Gascogne est tout simplement une affabulation.

 

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Alexandre Borreil  – aborreil@aya-communication.fr – 06 76 32 27 69