Golfe de Gascogne : le CNPMEM demande au Gouvernement et à la Commission européenne la mise en oeuvre immédiate des aides promises aux professionnels

Golfe de Gascogne : le CNPMEM enjoint le Gouvernement et la Commission européenne de dépasser les inerties administratives pour une mise en oeuvre immédiate des aides promises aux professionnels

Le Jeudi 1er Février, le Ministre de la Transition Écologique Christophe Béchu se déplaçait au CNPMEM pour une première rencontre avec les représentants de la profession et apporter des réponses concrètes sur les procédures de soutien aux professionnels touchés par la fermeture de la pêche d’un mois dans le golfe de Gascogne. Alors que depuis 15 jours 450 navires sont bloqués à quai sur décision du Conseil d’État, et sans solution de trésorerie, le Gouvernement est suspendu à une approbation de la Commission européenne qui devait intervenir le 5 février.

Paris le 6 février – Si la semaine dernière le Ministre a tenu à rassurer les représentants professionnels en affirmant sa totale implication sur le dossier et en garantissant que des réponses claires et concrètes seraient apportées dès le lundi 5 février, le Comité National exige désormais des actes. L’incertitude du niveau d’accompagnement et des délais d’indemnisation qui pèse sur la filière rendant impossible toute prévision pour des milliers de marins est inacceptable.

L’ultimatum posé par le CNPMEM en amont de cette visite semble avoir été partiellement entendu : la remise à la pompe de 13 centimes sur le gasoil promise en septembre a été mise en place par Totalenergies dès le 1er février avec un effet rétroactif au 1er janvier. Cependant, la Commission européenne n’a toujours pas validé le dispositif d’aides aux pêcheurs arrêtés dans le golfe, alors que l’échéance tant attendue par toute la profession a été dépassée.

« Nous attendons la fumée blanche, mais elle tarde à sortir. Certains professionnels sont à bout car au-delà des indemnisations sur cet arrêt pour protéger les cétacés, ils attendent d’autres indemnisations pour lesquelles ils ont fait les démarches il y a plusieurs mois. Les trésoreries sont au plus bas et chaque jour compte. La France doit peser de tout son poids auprès de la Commission européenne et j’en appelle au Premier ministre ! Je le répète, il y a une colère sociale sourde et nous n’accepterons aucun délai, qui plus est pour des chicaneries administratives ! Il en va de notre souveraineté alimentaire française et européenne ! » Olivier Le Nézet, Président du Comité National des Pêches Maritimes et des Élevages Marins

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